Maroc ’17

Dossier Argentina Trophy
3 décembre 2017
Iceland ’16
10 avril 2017
parallax background
 

Notre voyage est court mais nous sommes en terrain familier. Emilie est déjà venu au Maroc neuf ans plus tôt à l'occasion du 4L Trophy. Le début pour elle, des voyages et des aventures.

Notre programme de la semaine débute à Rabat, la capitale du pays qui n'en a pas les travers habituels. Elle est en réalité une ville calme et reposante au bord de l'Atlantique. Nous poursuivons vers Casablanca et c'est une tout autre histoire qui nous y attend. Enfin Marrakech à la fois prévisible et inattendu et qui se révèle être une excellente surprise.

Nous quittons ensuite la ville pour les routes de montagne. Une longue étape à travers un paysage grandiose vers la vallée du Drâa et son immense palmeraie au cœur de laquelle nous faisons étape dans un écolodge qui semble tout droit sorti d'une carte postale. Puis, c'est le désert qui nous attend, accompagné par Akhlaf au volant de son Land Rover Defender poncé par le sable. Nous passons une nuit à la belle étoile au milieu des dunes.

Enfin, c'est le moment du retour. Une dernière étape à Ait Ben Haddou et son ksar décor de cinéma. Le chemin du retour nous permet surtout de refaire des haltes dans les bonnes adresses du chemin aller : l'écolodge Bab El Oued et le Dar Daoud de Marrakech. Notre voyage se termine là ou il a commencé, à Rabat.

Notre voyage débute par trois villes et c'est autant de visages du Maroc que nous découvrons.

Rabat, pour commencer, est une capitale sans les travers habituels : bruits, foule, béton. Elle s'avère en réalité être une ville paisible et à taille humaine au bord de l'Atlantique. La Kasbah des Oudayas attire de nombreux visiteurs et attrape-touristes mais elle cache aussi un magnifique jardin andalou, véritable oasis de tranquillité. L'ancienne médina est elle aussi à voir, s’y orienter n'est pas simple mais c'est en s’y perdant que le dépaysement est le plus total.

Casablanca est toute en grandeur et modernité. La vieille ville est déserte et presque en ruines. Elle a laissée place à des nouveaux quartiers d'affaires modernes et des malls. Le quartier des habous alterne entre modernité et authenticité pour peu que l'on se laisse s'y perdre. Nous passons que deux jours à Casablanca : trop peu pour découvrir la ville mais suffisant pour découvrir la Mosquée Hassan II, bijou de l’architecture islamique.

Enfin, Marrakech fidèle à sa réputation. La ville tumultueuse est une étape incontournable pour découvrir le Maroc. On l'aime ou on la déteste mais elle ne vous laisse pas indifférent. Au milieu de ce bouillonnement nous découvrons deux excellentes adresses : le Dar Daoud et la Médersa Ben Youssef. C'est au hasard du site Booking que nous découvrons le Dar Daoud. Notre hébergement pour deux nuits est une révélation et nous surprend tant par son confort que par l'immense gentillesse de Bader, son hôte. Curieux, prévenant et fin cuisinier Bader fait un point d'honneur à aider les voyageurs à profiter de Marrakech et en éviter les travers.

Dans un tout autre registre, la Médersa Ben-Youssef est une ancienne école coranique dont l'architecture pleine de détails et la manière dont la lumière y pénètre est un plaisir à photographier. Nous sommes ravis.


Une nouvelle fois, c'est une Kia Picanto que nous mettons à mal sur des routes de montagne. Après un paysage de plaine et un petit col nous basculons dans un paysage incroyable. Le relief prend de la hauteur et c'est un festival de couleurs jaunes et brunes. Le sable et la poussière contribuent à dessiner la lumière. Quelques kilomètres de plus et c'est la vallée du Drâa qui nous attend. Les tons ocres laissent leur place au vert des palmiers.

C'est un lieu de vie et l'occasion de découvrir une autre excellente adresse : l'écolodge Bab El Oued. Dire que le lieu est magnifique est bien en dessous de la réalité, c'est véritablement un oasis de tranquillité au milieu de la palmeraie tout près de Agdz. Une fois encore, les hôtes sont d'une immense gentillesse et ne manquent pas de bons conseils pour visiter les alentours. Si le réveil au champ de paons de vous n’effraie pas...


Le désert. Sur les conseils d’une famille française rencontrée plus tôt, nous prenons rendez-vous avec Akhlaf, notre guide, par téléphone. Il nous attend avec son Defender à une station service à Mhamid, porte du grand désert et loin de tout. Avant de découvrir le désert et les dunes de Chegaga, nous découvrons un personnage. A ce point, il peut paraître cliché de rappeler que notre guide est gentil et pourtant, une fois de plus c'est une superbe rencontre.

Le coucher de soleil sur les dunes est un spectacle à voir au moins une fois dans sa vie. En mai, nous sommes en fin de saison et la nuit n'apporte qu'une fraicheur toute relative quand on est habitué au climat de la France. Après un dîner préparé par Ali, l'autre personnage du bivouac, nous dormons à la belle étoile. Pas totalement rassurée par la faune qui nous entoure : beaucoup de scarabées, un chat - et parait-il des chacals (mais c'est Akhlaf qui se moque de nous). Le jour suivant nous traversons une tempête de sable, aussi belle que pénible. Puis c'est le moment de dire au revoir à notre guide et d'entamer le chemin du retour.

Sur le retour, nous faisons un crochet par Ait-Ben-Haddou. La ville est un décor de cinéma au sens littéral. C'est une ville, perchée sur un rocher et entourée d'une muraille préservée. Les murs et le sol sont bruns et donnent l'impression que la ville surgit du sol. Elle est le décor de nombreux film, y compris le jour de notre visite. Enfin, nous faisons une dernière halte au Dar Daoud de Marrakech avant de nous rendre d'une traite à Rabat le lendemain pour prendre notre avion retour. Notre Kia Picanto est elle aussi fatiguée et une crevaison lente nous fait nous arrêter tous les 50 kilomètres pour regonfler.